Étude visant la valorisation des textiles sanitaires

Retour  

Ce projet a été réalisé par un groupe de cinq étudiants à la maîtrise en environnement dans le cadre du cours Projet Intégrateur en Environnement – ENV 803 de la Maîtrise en Environnement.

Les étudiants ont eu à proposer des mesures soutenables et applicables en Estrie afin de tendre vers la mise en place d’innovations technologiques et sociales pour la valorisation des textiles sanitaires, et ce afin de détourner cette matière de l’enfouissement.

Sommaire

L’objectif de ce rapport est de répondre aux attentes du Centre d’excellence en valorisation des matières résiduelles, situé à Bury en Estrie, qui s’interroge sur les différentes options existantes de valorisation des textiles sanitaires. Ces derniers occupent une proportion importante des déchets ultimes qui se rendent aujourd’hui à l’enfouissement et proviennent en grande partie du secteur résidentiel (un bébé utilise près de 2 000 couches par an), mais également des établissements de santé (le Centre intégré́ universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie jette plus d’un million de couches par année). Par conséquent, dans son objectif d’atteindre zéro enfouissement en 2030, le Centre d’excellence entend valoriser ces matières. Celui-ci nous a donné comme mandat d’explorer différentes options en comparant leurs applications en Estrie.

Les gisements de l’Estrie ont d’abord été identifiés et quantifiés en distinguant le secteur résidentiel et institutionnel (entre autres les établissements de santé). Puis, il s’agissait de comprendre où se rendent les textiles sanitaires de la région et les innovations sociales nécessaires à mettre en place pour assurer le succès d’un processus de valorisation. Ensuite, les différentes parties prenantes impliquées dans tout le processus de valorisation ont été distinguées. Enfin, une revue des différentes méthodes de valorisation des textiles sanitaires a été dressée. Les principales méthodes se trouvent être des technologies mécaniques de triage spécifiques à ces matières (telles que le procédé Knowaste ou d’autres options de recyclage) ou au contraire des options plutôt chimiques qui pourraient s’élargir à d’autres matières (biométhanisation ou valorisation thermique comme la pyrolyse et la gazéification). À la sortie, différentes matières devront être revendues sur le marché : plastiques, fibres de cellulose, super-absorbant, digestat, biocarburant ou encore chaleur. Au moyen de l’ensemble des informations récoltées, six scénarios ont été analysés dans leurs dimensions environnementales, sociales, économiques, juridiques et technologiques. Le premier scénario implique une usine de biométhanisation, le second est un procédé de recyclage existant (Knowaste) alors que le troisième consiste en un procédé de recyclage adapté et conçu au Québec. Le quatrième scénario sous-traite la valorisation auprès d’une usine de gazéification, le cinquième s’applique exclusivement aux établissements de santé avec un processus d’autogazéification et enfin le sixième fait appel au service d’Ecolomondo et leur procédé de décomposition thermique.

Équipe

  • Herminie Rocan
  • Maud Lemay
  • Marifé Blanchet
  • Jean-Baptiste Duchon
  • Gabrielle Lapierre
Valoris
Ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation

Créneau accord bio-industries environnementales
Université de Sherbrooke